Sidra Nitsavim – Vayelekh

Parachat hatéchouva Moche promet que si le peuple juif fait techouva en exil, Hachem le rachètera

Moché poursuivit et dit: « Lorsque dans l’avenir, les malédictions de la Torah se réaliseront, pour des générations qui seront tombées très bas, prenez à cœur la parole d’Hachem.  Revenez à Lui tandis que vous êtes dispersés dans votre exil, et écoutez Sa voix. »

Quand les Juifs entendirent ces paroles, ils demandèrent: « Hachem acceptera-t-il notre téchouva? »

Moché répondit au nom d’Hachem:

« J’ai accepté la téchouva de Caïn; n’accepterais-je pas la vôtre ?

Après le meurtre de son frère, un décret terrible avait été pris à son encontre: il devait errer en ce monde tel un paria.  Mais lorsqu’il confessa sa faute, le décret fut reconsidéré, et Caïn reçut la permission de s’établir dans le pays de Nod (Berechit 4:16).

 » J’ai accepté la téchouva du roi idolâtre A’hav.  N’accepterais-je pas la vôtre?  »

A’hav,, qui régnait sur le royaume des Dix Tribus, était un si fervent adepte du culte des idoles, qu’il effaçait le nom de D. partout où il était mentionné dans la Torah, pour le remplacer par le nom de son idole, Ba’al: « Au commencement Baal créa… « ,- « Et Ba’al dit »‘.

Il n‘y avait pas de colline ni de montagne dans son royaume sur laquelle il n’eût pas érigé une idole pour s’incliner devant elle.

A’hav fit assassiner un homme du nom de Navot afin de s’emparer de son vignoble. D. envoya alors le prophète Elyahou lui prédire: « A l’endroit où les chiens ont léché le sang de Navot, ils lècheront ton sang.   » Elyahou prophétisa encore: « vois, Je vais amener le mal contre toi et Je vais retrancher toute ta lignée.  Ta maison s’éteindra comme se sont éteintes les maisons de Yeravam et de Bacha, pour M’avoir irrité et avoir induit Israël à pécher.

Au sujet de la femme d’Ahav, Izevel, qui l’avait incité à pécher, Elyahou prédit: « Les chiens mangeront Izevel près des remparts de Yizréel

Quand Ahav entendit ces réprimandes, il déchira ses vêtements et se ceignit d’un sac.

Il demanda à Yehochafat, le roi de Yéhouda, auquel il était allié par mariage, de lui administrer deux fois par jour des coups de fouet, quarante coups chaque fois.  Ahav se mit aussi à jeûner trois heures par jour, repoussant son repas de la sixième à la neuvième heure.  Il marchait pieds nus et suppliait D. de. lui pardonner.26

La parole de D. fut adressée à Elyahou: « Vois-tu comment A’hav s’est humilié devant Moi?  En raison de ses remords, Je n’enverrai pas le mal sur lui de son vivant, mais de celui de son fils.

 

« J’ai accepté la téchouva du roi Ménaché (et l’en ai récompensé dans le monde présent, car elle était superficielle, provoquée par les épreuves.  Selon la plupart des opinions, il est exclu du Monde à Venir).  N’accepterais-je pas la vôtre?! »

 

Le roi Ménaché (fils de ‘Hizkyahou, qui régnait sur le royaume de Yehouda), érigea une idole à quatre faces à l’intérieur même du Beit Hamikdach en disant: « Quelle que soit le point cardinal par lequel on entre, on peut l’adorer.

La Chékhina quitta le Beit Hamikdach. Le feu -céleste qui brillait au-dessus de lautel s’évanouit, et les fruits d’or dont Chlomo avait orné le Beit Hamikdach et qui miraculeusement fleurissaient, sefanèrent .Il n’est pas d’atrocité devant laquelle Menaché reculât.

 

En retour, Hachem livra Menaché aux mains des généraux assyriens. Ils lui couvrirent les mains et les pieds de chaînes et le placèrent sur une mule de fer fabriquée à cet effet.  Ils allumèrent un -brasier sous la mule et le métal devint brûlant, de sorte que Ménaché souffrit grandement pendant le voyage qui le conduisait à Babel

      Dans sa détresse, le roi juif fit appel à toutes les idoles qu’il

avait   coutume d’adorer.  Voyant qu’elles restaient sans réponse, il

dit:      « Je me souviens que mon père ‘Hizkyahou m’enseignait:

‘Lorsque tu seras livré aux tribulations et que toutes ces choses viendront sur toi… tu te tourneras vers Hachem, ton D., et tu écouteras sa voix (Devarim 4:30).

Ménaché éleva alors la voix vers le Tout-Puissant: « Je vois maintenant que tous ces dieux sont faux, car aucun ne m’a répondu. Tu es le Maître de l’Univers, mais si tu ne me réponds pas, je proclamerai que tous les dieux sont semblables! »

Le Tout-Puissant dit dans le ciel: « Ce racha ne mérite pas que J’accepte sa prière.  Néanmoins, si Je la refuse, de futurs baalei téchouva seront découragés.  Ils penseront: ‘Ménaché a voulu faire téchouva et il n’a pas été accepté »

  1. allait accepter la tefila de Ménaché lorsque dans le ciel, les anges intervinrent: « Maître de l’Univers,  » arguèrent-ils, « la téchouva est-elle possible pour un homme qui a érigé une idole dans le Beit Hamikdach et a fait pécher la multitude du peuple? » Les anges fermèrent toutes les fenêtres du ciel afin d’empêcher les prières de Ménaché d’atteindre le Trône Céleste. (Ce midrach indique que les péchés de Ménaché empêchaient ses prières de s’élever vers le Ciel. En outre, il ne faisait pas téchouva de tout son coeur: il mettait Hachem à l’épreuve).

 Que fit D. ? Il creusa une petite ouverture sous Son Trône pour que les prières de Menaché pussent l’atteindre. (D. accepta ses prières en raison de Sa grande miséricorde, bien que Ménaché ne le méritât pas).

Hachem rendit miraculeusement à Ménaché son royaume, comme il est dit: « Et il restaura sa royauté à Yérouchalaïm. (Divrei Hayainim II 33:13).

Ménaché reconnut alors: « L’univers est gouverné par un Maître juste! » Il enleva les dieux étrangers, retira l’idole du Beit Hamikdach, et démolit tous les autels idolâtres qu’il avait construits sur le Mont du Temple.  Il restaura lautel d’Hachem, y offrit des sacrifices de chlamim (paix) et de toda (reconnaissance), et ordonna au peuple de son royaume de servir Hachem.

Moché promit: « Si tu fais téchouva en exil et reviens à la Torah de -tout ton cœur et de toute ton âme, D. te fera revenir de captivité (Lui-même en reviendra aussi, en un certain sens, car Sa Chékhina est avec toi en exil

Il te rassemblera du milieu des nations où Il t’a dispersé.  Tes exilés fussent-ils aux extrémités du ciel, Hachem, ton D., te rassemblerait de là, et de là il te prendrait. »

« La Torah n’est pas non plus au-delà des océans, pour que tu prétextes: ‘Si seulement nous avions quelqu’un qui puisse se rendre au loin pour nous en rapporter une explication de la Torah, nous l’étudierions.’ (Cependant, même si la Torah se trouvait de l’autre côté de l’océan, il vous faudrait vous y rendre pour 1 étudier

Les mots: « La Torah n’est pas dans le ciel » signifient également que D. ne prend pas de décisions de Torah dans le ciel.  Au contraire, il a, donné aux Sages sur terre le pouvoir de juger en matière de halakha.  Toute décision ultime doit refléter l’opinion de la majorité des Sages du  Sanhédrin.

Une discussion opposa les Sages quand au fait de savoir si un certain type de four pouvait devenir tamé (impur).

  1. Eliezer ben Horkenos, probablement le plus remarquable des Sages de sa génération, déclara que le four en question était tahor (pur), tandis que les autres Sages le considéraient comme impur.
  2. Eliezer présenta des arguments pour étayer son opinion, mais les Sages, qui représentaient la majorité, ne les acceptèrent pas.

« Si la halakha est conforme à ce que j’enseigne,  » s’écria R. Eliezer, « que le caroubier dans la cour le confirme! »

Un miracle se produisit, et le caroubier avança de cent amot (certains disent, de quatre cents amot).

‘Nous n’acceptons pas de preuve d’un caroubier,  » protestèrent les ‘hakhamim. (D. a changé les lois de la nature, pour se  conformer au décret du tsaddik, mais ta décision halakhique n’en est pas moins erronée).

 « Si la halakha est telle que je l’enseigne, que la rivière le démontre! » dit R. Eliezer.A ces mots, la rivière se mit à couler à contre-courant.

N’apporte pas de preuves des rivières ,protestèrent les Sages.

« Si j’ai raison »   ‘  insita R. Eliezer, « que les murs du Beit Hamidrach le prouvent! »Les murs commencèrent à s’incliner, et R. Yéhochouâ s’écria: »Qu’avez-vous à voir avec une discussion de halakha entre disciples de la Torah? »

Les murs cessèrent aussitôt de s’incliner.  Par égard envers l’honneur de R. Yehochoua, ils ne s’effondrèrent pas, mais par égard envers l’honneur de R. Eliezer, ils ne revinrent pas à leur position initiale.  Ils restèrent penchés.’

 

  1. Eliezer dit enfin: « Si j’ai raison, que le ciel le prouve! » Une Voix céleste se fit entendre: « La halakha est toujours conforme à l’enseignement de R. Eliezer. « 
  2. Yehochoua se leva et déclara: « La Torah nous donne l’obligation de ne pas obéir à une voix céleste en ce qui concerne les sujets halakhiques. La Torah n’est plus au ciel, mais est établie par une majorité de Sages sur terre, comme il est dit

(Chémot 23:2): « Tu suivras l’opinion de la majorité.Plus tard, l’un des Sages, R. Nathan, eut la révélation nation du  prophète Elyahou, et il l’interrogea: « Qu’est- ce- que D. a dit à ce moment-là?

 

     Elyah’ou répondit: « Il a souri (de satisfaction) et s’est exclamé: ‘Mes fils ont gagné, mes fils ont gagné. (La Voix céleste était une épreuve destinée aux Sages, afin de savoir s’ils suivraient l’opinion majoritaire, comme l’ordonne la Torah, et ils avaient traversé l’épreuve avec succès).

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