Parasha Choftim

L’installation des tribunaux ainsi que la nomination de juges et de magistrats appelés à rendre la justice est une des préoccupations de la Torah. En particulier, il leur faut éviter de prendre en considération la personne qui se présente devant eux et de se laisser influencer par elle, quel que soit le sens de cette pression. Bien entendu, il leur sera absolument interdit de recevoir le moindre don corrupteur, le plus petit service, qui pourrait faire détourner la justice de sa rigueur.
On a souvent tendance à considérer la justice comme sévère, exigeante, inflexible, intransigeante, etc. et on voudrait la voir tempérée, atténuée par la charité. En réalité, une justice  » inflexible  » est en elle-même charité, car sans justice stricte et désintéressée, aucun pays, aucune nation ne peut survivre; en effet, chaque déni de justice ruine irrémédiablement et profondément ses fondements.

LA SUPERSTITION

 » Quand tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton D…, te donne, ne t’habitue pas à imiter les abominations de ces peuples-là. Qu’il ne se trouve personne, chez toi, qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille; qui pratique des enchantements, qui s’adonne aux augures, à la divination, à la magie qui emploie des charmes, qui ait recours aux évocations ou aux sortilèges ou qui interroge les morts. Car l’Éternel a horreur de quiconque fait pareilles choses ; et c’est à cause de telles abominations que l’Éternel, ton D…, dépossède ces
peuples à ton profit. Reste entièrement avec l’Éternel, ton D… ! (Deut. Chap.XVIII, 9-13)

Moi superstitieux ? Pensez-vous !
La personne qui vient de s’exprimer ainsi vient tout juste de poser sa main sur son thorax croyant s’en protéger. Le nombre de gens superstitieux est incroyable. La formidable explosion de la connaissance et des progrès de la science pouvait laisser penser que la superstition avait complètement disparu … Au contraire, elle revient avec force, s’installe dans les esprits les plus clairvoyants, les plus rationnels.

LA CRAINTE DU PÉCHÉ

La différence entre la tradition et la superstition réside en ce que la première est fondée sur la crainte de Hachem et la crainte du péché. Nous avons la conviction que tout ce qui nous arrive, en bien et en mal, n’est pas l’effet du hasard ou des forces occultes mais celui de la Providence.. Tout émane de la volonté de Hachem, selon les mérites de chacun. Les augures, la magie et la superstition ne contribuent en rien à ce qui arrive aux enfants d’Israël, ainsi que le confirme le prophète :  » Il n’y a point de magie en Jacob, ni de divination en Israël.  » (Bamidbar 23/23)
Rabbi Haïm de Volozhyn écrit dans le Néfesh Hahayim, à propos de verset :  » Ein Od Milevado : il n’y a rien d’autre que Lui  » qui signifie qu’aucune force impure existant dans le monde ne résiste devant les forces pures et saintes de la Merkava, le Char Céleste. Quiconque saura s’élever à la croyance absolue en la toute puissance divine, exclusive de toute autre espèce de pouvoir sur terre, se verra immunisé contre les effets néfastes des forces occultes et des artifices de la magie.

EXAMEN DU NOM DES FIANCÉS

Une question concernant la pratique courante d’examiner les noms des fiancés pour en vérifier la compatibilité fut soumise au très célèbre ‘hakham et tsaddik Rabbi Yaakov Israël Kaniewsky, le Steipler z’’l (décédé à Bnei-Brak en 5745/1985).
Alors que le fiancé avait déjà fixé la date de son mariage et que les préparatifs allaient bon train, l’un de ses proches lui affirma qu’il était  » de coutume  » de vérifier si les noms des fiancés étaient compatibles. Celui-ci lui annonça que son nom ne concordait pas avec celui de sa fiancé et lui enjoignit en conséquence de rompre tout engagement avec elle puisque leur union n’avait aucune chance de réussir.
Bouleversé, le jeune fiancé s’adressa au Rav pour lui demander conseil.
Celui-ci lui recommanda de ne pas donner foi aux paroles du Kabbaliste, car la Torah enseigne :  » Vous croirez d’une foi parfaite en l’Éternel votre D…  » (Dévarim XVIII, 13).
Pour plus de sécurité, il lui conseilla aussi d’aller exposer son cas au Steipler.
Accompagné d’une connaissance de l’auteur, il se présenta donc au modeste logis du grand maître de la Torah. Celui-ci était atteint de surdité par suite de sévices subis dans l’armée Rouge. On ne pouvait donc communiquer avec lui qu’à l’aide de messages écrits. Mais à peine le Steipler eut-il entrepris la lecture de la feuille qui lui avait été présentée qu’il se mit à pleurer de colère et de chagrin devant cette perversion de la vérité et s’exprima en termes sévères à l’égard du  » kabbaliste  » qui avait tenté d’annuler le mariage. Plus il lisait, et plus ses pleurs et ses cris gagnaient en intensité, au point qu’un membre de sa famille, alerté par le bruit, entra dans la chambre, tançant les visiteurs pour avoir ainsi perturbé le vieil homme et leur demanda de quitter la pièce. Après qu’il eut achevé sa lecture, vingt bonnes minutes furent nécessaires pour qu’il retrouvât son calme. Les visiteurs purent alors pénétrer à nouveau dans sa chambre.
Le Steipler commença par bénir le jeune fiancé, puis lui assura que son mariage serait couronné de succès. Il ajouta que la coutume de vérifier la compatibilité des noms était une absurdité qui ne pouvait que déplaire à Hachem, dans l’amour duquel seul l’homme doit se confier. Et, à l’appui de ses dires, il cita lui aussi le verset susmentionné (Dévarim XVIII, 13).
Les deux jeunes fiancés se marièrent à la date fixée et leur union connut bonheur et succès.

LES LIGNES DE LA MAIN

Un jeune étudiant écrivit il y a quelques années au Rav Éliezer Chakh, l’une des plus grandes autorités de notre temps :  » On sait que les lignes de la main indiquent l’avenir d’une personne ; pour ma part, j’ai vu chez d’autres qu’il en était vraiment ainsi. Après avoir lu des ouvrages sur le sujet, j’ai examiné mes propres lignes et j’ai constaté que la ligne concernant le mariage présageait un sombre futur. Ce que j’ai vu ne cesse de me troubler, d’autant plus que je suis maintenant en âge de me marier.  »
À quoi le Rav Chakh répondit par une lettre dont voici un extrait :  » Il est strictement interdit de lire dans les lignes de la main ou de croire à ce que l’on y déchiffre. La Torah dit en effet :  » Vous croirez d’une foi intègre en l’Éternel votre D…  » (Dévarim XVIII, 13). Nous ne devons mettre notre confiance qu’en Hachem seul, tout le reste n’est qu’absurdité. Vous n’avez donc aucune raison de vous inquiéter au sujet de ce que vous avez lu dans les lignes de votre main. On ne vous y a révélé ce que vous désiriez y trouver, car  » dans la voie où un homme veut s’engager, on l’y conduit (du ciel) « . (Mikhtavim Oumaamarim 3, 255)

LOIS

Le Gaon Rabbi Ovadia Yossef Chlita permet et même recommande aux Séfaradim de se marier jusqu’à Roch ‘Hodech Av, surtout un homme qui n’a pas encore d’enfant. Tel est l’usage à Jérusalem, et il est bon de l’adopter, particulièrement dans notre génération où les fiancés se permettent de se toucher et de s’embrasser, ce qui est totalement interdit jusqu’au mariage. (Yabiya Omer Or Hahayim Vol.6, Siman 43)

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