Partie 1 (Halakha en audio)
Partie 2 (Halakha en audio)
Toute personne en bonne santé a le devoir et l’obligation de jeûner afin de s’associer à la commémoration de la destruction du Temple.
A) Pour les Séfaradim
Cette obligation commence quelques minutes avant le coucher du soleil et s’achève le lendemain soir, 20 minutes après le coucher du soleil. Aussi bien en Israël qu’en Diaspora. Nous ne sommes pas obligés d’attendre l’heure de Rabbénou Tam pour finir le jeûne.
B) Pour les Ashkénazim
Cette obligation commence quelques minutes avant le coucher du soleil et s’achève le lendemain soir avec la sortie des étoiles (la nuit).
Important à savoir : Une personne en bonne santé qui pense que le jeûne peut lui causer un préjudice, devra commencer par consulter son médecin, de préférence un médecin pratiquant. Il faudra le faire chaque année et ne pas se baser sur son avis passé.
B’) Pour Tichâ Béav, contrairement à Yom Kippour, lorsqu’il s’agit d’une personne malade, les Sages n’ont pas du tout fixé de jeûne, donc cette personne est autorisée à manger et n’a même pas besoin de respecter un temps prescrit, comme à Kippour, pour manger ou boire. Elle consommera donc normalement ce dont elle a besoin, mais pour les personnes en bonne santé autorisées à manger une certaine quantité de nourriture le jour de Ticha Béav, cliquez sur le lien :
https://www.lejudaisme.org/quelle-est-la-quantite-de-nourriture-et-de-boisson-permise/
Evitez de sortir de chez vous : Pour le jeûne de Tichâ Béav, il est conseillé à toute personne fragile de ne pas sortir de chez elle, même pour se rendre au Beth Haknesset (à la synagogue), surtout si elle risque de se retrouver en situation d’avoir à manger.
Pour Tichâ Béav, le jeûne débute la veille juste avant le coucher du soleil (comme pour Yom Kippour). Un malade, qui ne peut pas jeûner 25 heures de suite pourra débuter son jeûne avant l’aube comme lors des autres jeûnes (voir le calendrier de votre région).
C) Voici les cas d’interdiction de jeûner le 9 Av selon tous les avis
Les Sages n’ont pas instauré de jeûne pour les malades, même s’ils ne sont pas en danger
1) Un malade, même s’il n’est pas en danger, qui se sent faible, n’est pas obligé d’attendre que le médecin lui dise de manger : il est exempté de jeûner, de même un convalescent qui craint que le jeûne le fasse rechuter ;
2) Un malade déjà guéri mais qui se sent encore faible ;
3) Une personne que le jeûne fait terriblement souffrir des yeux ;
4) Une personne qui fait subitement de la fièvre de plus de 38 degrés et qui est affaiblie ;
4b) Une personne qui a fait plus de 38 degrés de fièvre pendant trois jours ou de la fièvre accompagnée d’une inflammation ou de diarrhée est exemptée du jeûne jusqu’à trois jours après sa guérison, si elle se sent encore faible à Tichâ Béav. Si sa fièvre a atteint 39 degrés ou même plus, elle sera exemptée de jeûner durant sept jours après sa guérison si elle se sent encore faible ;
4c) Il en est de même pour une opération banale, comme une fracture. On sera exempté de jeûner jusqu’à trois jours après l’opération. Mais si on est encore faible, on en sera exempté durant les sept jours qui suivent l’opération. Après on devra jeûner, sauf si on se sent encore très faible.
4d) Si l’opération était importante, comme pour un ulcère, on sera exempté de jeûner jusqu’à trente jours après l’opération. Et même plus longtemps, si on ressent encore de la fatigue ;
5) Une personne qui a de violents maux de tête et qui se sent faible ;
6) Une personne qui souffre d’une gastro et qui se sent faible ;
7) Une personne qui souffre d’une angine, d’une grippe ou du Covid et qui se sent faible ;
8) Une personne qui fait du diabète au-delà du taux normal (180 à 200 mg), qui a un diabète non équilibré ou présentant des complications et qui se sent faible ;
9) Les personnes atteintes d’une immunodépression congénitale ou acquise ;
10) Une personne dont la tension est élevée ;
11) Une personne qui souffre d’un ulcère ;
12) Un malade du cœur, toute personne ayant des antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque ;
13) Une personne qui souffre d’arthrose chronique et qui se sent faible ;
14) Une personne qui souffre d’une infection pulmonaire, les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale : (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnée du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
15) Les personnes atteintes de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
16) Les personnes présentant un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
17) Une personne qui souffre d’une infection rénale ou présente une insuffisance rénale chronique dialysée ;
18) Une personne qui souffre d’une infection urinaire ;
19) Les personnes atteintes de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) médicamenteuse : chimiothérapie anti-cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ; infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 de 200/mm3.
20) Les personnes âgées de 80 ans, dont le jeûne diminue les forces ou les affaiblit de façon significative. Il est bien qu’elles mangent selon les Chiourim.
Cliquez sur le lien
https://www.lejudaisme.org/quelle-est-la-quantite-de-nourriture-et-de-boisson-permise/
21) Les personnes présentant une obésité (indice de masse corporelle (IMC)>30 kgm2.
D) Les garçons âgés de moins de 13 ans et 1 jour et les filles âgées de moins de 12 ans et 1 jour n’ont pas le droit de jeûner, même pendant une heure.
E) Une personne autorisée à manger veillera à ne manger que le strict nécessaire pour sa santé et ne consommera pas de gourmandises.
F) Les personnes autorisées à manger ne réciteront pas « Nahem » dans la Amida.
G) Les personnes malades désirant manger du pain se laveront les mains normalement.
En espérant que ces lois ne resteront que théoriques et que Machia’h se dévoilera avant le jeûne, Amen
REFERENCES DES HALAKHOT
A) Références : Rabbi Yitshak Yossef Chlita dans Ein Yitshak volume 1 édition 5769 page 513.
B) Références : Rabbi Chimchon ben Moché Blokh z.t.l dans Nézirout Chimchon Siman 554 ; Rabbi Yitshak Yossef Chlita dans Yalkout Yossef Halakhot Moadim page 574 et Yalkout Yossef Halakhot החייבים בתענית jeûne de Ticha Béav siman saïf Katan 2.
B’) Références : Rabbi Chimchon ben Moché Blokh z.t.l dans Nézirout Chimchon Siman 554 ; Rabbi Yitshak Yossef Chlita dans Yalkout Yossef Halakhot Moadim page 574 et Yalkout Yossef Halakhot החייבים בתענית jeûne de Ticha Béav siman saif Katan 2.
C) Références : Rabbi Yossef Karo z.t.l dans le Choul’han Aroukh Siman 554 Saïf 5 ; Rabbi Ovadia Yossef z.t.l dans Yabiâ Omer volume 1 siman 34 et volume 10 section Ora’h Haïm siman 39 et dans Yabiâ Omer, volume 5 section Ora’h Haïm siman 40 Ot 5 et dans Yabiâ Omer volume 10 section Ora’h Haïm siman 39 et dans H’azon Ovadia lois des jeûnes page 57, Yéhavé Daât, volume 3, siman 40 et H’azon Ovadia, lois des jeûnes page 65 et Hazon Ovadia Page 280 Halakha 3 ainsi que dans les commentaires ; le Ran ; le Ritva et le Tour Siman 554 ; Rabbi Aviad Stollman Chlita ; Rabbi Avraham Yossef Chlita dans Téchouva Yéhadout Ba Halakha ; Rabbi Brandsdorfer z.t.l membre de la Eda Ah’arédit Badatz, (expert dans les Halakhot de santé des femmes) ; Rabbi Chalom Mordékhaï Cohen Chvadron z.t.l dans son livre Daât Torah ; Rabbi Chimôn Doukhan z.t.l dans le Tachbets, siman 428 ; Rabbi Chmouel Halévy Wosner z.t.l Responsa Chevet Halévy, volume 4, siman 56 ; Rabbi David Pardo z.t.l Responsa Mikhtam léDavid Ora’h Haïm siman 20 ; Rabbi Halberstam z.t.l (membre de la Eda Ah’arédit à Jérusalem, expert dans le sujet de la médecine et la Halakha) ; Rabbi Israël Yaakov Fisher z.t.l, Chef du Tribunal Rabbinique de la Héda Ah’arédit ultra religieux à Jérusalem dans son ouvrage Even Israël ; Rabbi Malkiel Tsvi Halévy Tannebaum z.t.l Responsa Divré Malkiel ; Rabbi Mickaël Yéhyiel Halévy Epstein z.t.l dans Aroukh Hachoul’han ; Rabbi Moché Sofer z.t.l dans Responsa Hatam Sofer ; Rabbi Nahoum Eliezer Rabbinovitch dans son Responsa Siyah Nahoum ; Rabbi Neventzal Chlita (Rav du Rova Hayehoudi) ; Rabbi Raphaël ben Rav Moché Borenstein z.t.l dans son Responsa Avné Nézer section Or Hahaïm Siman 540 ; Rabbi Ratsavi Chlita dans Ôlat Yitshak, Ora’h Haïm ; Rabbi Tsadka Houtsin z.t.l, grand Rabbin de Bagdad, Tsédaka Oumichpat ; Rabbi Tsion Moutsafi Chlita Chéélot Vétchouvot ; Rabbi Yaakov Reisher Responsa Chévout Yaâkov ; Rabbi Yaâkov Yéhochouâ Falk z.t.l dans son séfer Péné Yéhochouâ section Or Hahaïm Siman 16 ; Rabbi Avraham Danzig z.t.l dans Hayé Adam Klal 133 Siman 6 ; Rabbi Haïm de Valogine z.t.l dans son Séfer Rouah Haïm Ot 1 ; Rabbi Yaâkov Sofer z.t.l dans Kaf Hahaïm Siman 554 Ot 6 ; Rabbi Yaakov Yossef z.t.l (le fils de Rabbi Ovadia Yossef z.t.l) ; Rabbi Binyamin Hotta Chlita dans Ki Ba Moëd Halakhot des jeûnes page 10 et Halakhot des jeûnes page 8 Siman 550 Saïf 5 ; Rabbi Israël Méïr Hacohen z.t.l dans Biour Halakha siman 550 ; Rabbi Yoël Sirkiss z.t.l de Krakow dans son Séfer Baït H’adach ; Rabbi Abraham Ben Haïm Abali HaLevy Gumbiner z.t.l dans son Séfer Maguen Avraham ; Rabbi Éliyahou ben Binyamin Wolf Chapira de Prague dans son Séfer Éliyahou Rabba Siman 554 Saïf 5 et siman 549 Ot 7 du Choul’han Aroukh ; Rabbi Yitshak Yossef Chlita dans Yalkout Yossef lois sur l’éducation des enfants page 239 et dans Moâdim pages 530 et 531 Halakhot 7 et 8, et dans le Kitsour Choulhan Aroukh Yalkout Yossef dans le chapitre «la différence entre Tichâ Béav et les autres jeûnes » siman 550 Saïf Katan 15 ; Rabbi Moché Kalfon HaCohen z.t.l de Djerba dans son Responsa Choèl Vénichal volume 4 Ora’h Haïm siman 27 ; Rabbi Ben Tsion Abba Chaoul z.t.l dans Or Létsion, Volume 3 Chapitre 25 Siman 7 et aussi au Chapitre 29 Siman 2, page 261 ; Rabbi Yaâkov Amdine Ben Tsvi z.t.l dans le Yaâbets Volume 2 page 202 ; Rabbi Yékoutiel Yéhouda Halbershtein z.t.l dans son Responsa Divré Yatsiv Ora’h Haïm siman 231 ; Rabbi Yéhouda Leb Lezrov z.t.l dans Maté Yéhouda Volume 1 Klal 133 Siman 6 ; Rabbi Israël Méïr Hacohen z.t.l dans Michna Béroura Saïfs Katans 4 et 5 et dans Biour Halakha Siman 550 ; Rabbi Haïm Benbenisti z.t.l dans son Responsa Knesset Haguédola section Or Hahaïm Siman 71 ; Rabbi Moché Chtenbokh z.t.l dans Moâdim Vézmanim Siman 335 ; Rabbi Haïm Palaggi z.t.l dans Moëd Lékhol Haï Siman 9 Ot 14.
D) Références : Rabbi Israël Méïr HaCohen z.t.l dans Biour Halakha Siman 550 ; Éliyahou Rabba Siman 549 Ot 7, Choèl Vénichal volume 4 Ora’h Haïm Siman 27 ; Rabbi Yitshak Yossef Chlita dans Yalkout Yossef lois sur l’éducation des enfants page 239 et dans Moâdim page 530 et dans Kitsour Choul’han Aroukh Yalkout Yossef dans le chapitre « la différence entre Tichâ BéAv et les autres jeûnes » Siman 550 Saïf Katan 15.
E) Références : Rabbi Yossef Karo z.t.l dans le Choul’han Aroukh, Siman 554, Saïf 6, Yafé Lélev, volume 2, Ot 3 ; Rabbi Israël Méïr HaCohen z.t.l dans Michna Béroura, Siman 554 Saïf Katan 11 et Siman 550 Saïf Katan 5, Mizbéyah Adama, Siman 554 ; Rabbi Haïm Yossef David Azoulay z.t.l dans Mah’zik Bérakha, Komets Hamin’ha, Ot 1 ; Rabbi Mordekhaï Éliyahou z.t.l dans Maamar Mordékhaï, Ot 2 ; Rabbi Ovadia Yossef z.t.l dans Yabiâ Omer Ora’h Haïm, volume 5, Siman 40, Ot 5 et Yéhavé Daât Hélek 1 Siman 42 et dans H’azon Ovadia Halakhot Taânit page 57 ; Rabbi Yitshak Yossef Chlita dans Yalkout Yossef Hélek Moâdim, Yalkout Yossef Hélek Moâdim.
F) Références : Rabbi Ovadia Yossef z.t.l dans Yéhavé Daât Hélek 1 Siman 40.
G) Références : Rabbi Yitshak Yossef Chlita dans Yalkout Yossef Halakhot Bérakhot page 85.